Bruno Duplant – Nocturnes (3 Études)

 

1. Premier Nocturne (19:00)
2. Second Nocturne (22:40)
3. Troisième Nocturne (16:20)

 

· Frédéric Tentelier: Fender Rhodes

 

Score composed by Bruno Duplant in July 2019
Realized by Frédéric Tentelier
Recorded by Frédéric Tentelier in July 2020
Edited, mixed and mastered by Bruno Duplant
Texts by Frédéric Tentelier
Photos by Bruno Duplant
Graphic design by László Szakács
Produced by László Juhász & Bruno Duplant

 

Released: August 2020 / first edition of 300 cds
Direct purchase: Bandcamp / Discogs

 

 


 

GALLERY ↓

 


 

REVIEWS ↓

 

“The Slovenian label Inexhaustible Editions continues to enrich its Composed Music Series, which together with Another Timbre’s releases represents an excellent viaticum for discovering the Wandelweiser collective and the contemporary reductionist aesthetics in general. After the collaborative album with the duo of Taku Sugimoto and Minami Saeki (Étendues Silencieuses, 2019), today is presented another original and fascinating project by Bruno Duplant: an artist both generous and of a strongly inclusive nature, whose works are conceived in close dialogue with their designated performer, thus elevated to the role of co-author.

The familiarity and sensitivity of the instrumentalist involved in relation to the post-Cagean poetics are therefore decisive: but while the dynamics of indeterminacy and free interpretation came into play especially with the pianist Reinier Van Houdt (Lettres et Replis, Elsewhere, 2019), in these ‘Nocturnes’ entrusted to Frédéric Tentelier the focus shifts on maintaining an atmosphere of ambiguous suspension, taking full advantage of the distinctive timbre of the Fender Rhodes electric piano, at once caressing and surreal, reassuring and sinister.

The domestic recording, made in July 2020 by Tentelier himself, demonstrates how little is necessary to completely change the perception of a space, the more or less sharp imaginative quality that every sonic instance inevitably brings with it: a common professional studio and a more circumscribed microphonation would have rendered these three long and pensive études somewhat similar to the generative suites of the later Brian Eno; instead, a series of discreet microsounds – an impalpable and constant room tone, a stool creaking under the weight of its guest – give concreteness and humanity to the overall picture, a two-tone watercolor with a gentle chiaroscuro effect.

Tentelier’s musical gesture feeds on darkness like the murkiest plots of Dostoevskij and Simenon, supports the interrogative phrases of the right hand with faint static tones, slowly consumes itself by means of its own ‘harmonies against the day’. Duplant’s nocturnes capture with subtle poignancy the intrinsic duality of the small hours, parentheses both of rest and of inexpressible restlessness, pages that only the half-asleep mind can fill.” / Michele Palozzo, Esoteros, 20 September 2020

 

“Nocturnes est un receuil de trois études composées pour l’artiste et musicien Frédéric Tentelier. Trois études réalisées sur un Fender Rhodes et enregistrées à domicile. Des fragments de mélodies lumineuses et des accords sombres s’enchevêtrent dans un jeu de résonances et de maintien des notes. L’impression laissée par ces trois pièces est celle d’une avancée timide, à petit pas, sans jamais savoir où l’on va mettre les pieds. Dans les territoires aigus, les notes sont souvent simples et épurées, tandis que les basses sont souvent des accords plus sombres et complexes avec des résonances supplémentaires inattendues, le tout joué à un tempo très lent. Ce qui fait la beauté de ces pièces et de cette longue traversée, c’est le maintien des notes qui fait que les mélodies glissent les unes sur les autres par moment, ou se frottent dans un battement harmonique à cause d’une résonance. On ne sait jamais trop dans quel territoire sonore on avance, si ça sera tendu, ou relaxé, ou en suspension.

Cette notion de suspension que l’on trouve dans le maintien des résonances, c’est aussi celle qui préside la temporalité de ces pièces. On avance lentement dans un paysage teinté de mélancolie ou de nostalgie (évidemment le timbre d’un Rhodes aide beaucoup à obtenir cet effet). Chaque évènement, chaque note, chaque mélodie semble flotter dans l’espace, tous les éléments sonores semblent suspendus à une temporalité autre, la temporalité d’un rêve, d’un souvenir, d’un désir. Le toucher délicat de Frédéric Tentelier, fait d’attaques minimes et très douces, de “sustains” surprenants, ainsi que l’enregistrement qui met en avant le déplacement des fréquences et leur modulation à travers l’espace ne font que renforcer ce sentiment de flottement et de suspension.

Et à propos d’enregistrement, il faut aussi souligner que ce dernier laisse apparaître les déplacements des fréquences dans l’espace, mais également la physicalité du performeur. On peut entendre divers cliquetis et quelques bruits qui laissent penser que tout a été réalisé en une prise unique, une prise éprouvante sans retour en arrière possible, et cette mise en avant du processus d’enregistrement et de réalisation de la performance ne fait qu’ajouter encore un peu de tension à ces trois pièces.

En résumé, voici 3 études où se marient à merveille la subtilité de la mise en forme, la précision de la réalisation, la poésie mélancolique de la composition, la tension inhérente à certaines fréquences, la physicalité du son et de la performance, sans oublier la beauté timbrale du Rhodes.” / Julien Héraud, Improv Sphere, 14 November 2020

 


 

RADIO PLAYS ↓

 

· Weeding at Dublin Digital Radio, Dublin, 6 September 2020