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1. Hackney (26:12)
2. Lambeth (32:11)
3. Lambeth Again (5:49)

· Lauri Hyvärinen: acoustic guitar, objects
· Daniel Thompson: acoustic guitar

All music by Lauri Hyvärinen (left channel) & Daniel Thompson (right channel)
Track 1 recorded live at Hundred Years Gallery, Hackney, East London, 19/9/2015
Tracks 2 and 3 recorded live at I’klectik Art Lab, Lambeth, South London, 20/9/2015
Engineered and mixed by Edward Lucas
Mastered by St.Austral Sound
Drawing by Tímea Ferth
Photos by Montse Gallego
Graphic design by László Szakács
Thanks to Graham MacKeachan and Montse Gallego at Hundred Years Gallery, Eduard Solaz at I’klectik Art Lab, László Juhász

Released: May 2016 / 300 hand-numbered copies
Order: Bandcamp / Discogs


Reviews:

 

“Laszlo Juhasz, un activiste incontournable de la scène improvisée contemporaine en Hongrie et en Slovénie, ne présente que des duos frais et inédits publiés à 100 exemplaires, sur son label: « a tiny bedroom label for electroacoustic improvisation, modern composition and other strange and beautiful sounds in between… ». La rencontre réussie de deux jeunes guitaristes, l’un finlandais, Lauri Hyvärinen, et l’autre britannique, Daniel Thompson est sûrement une fleur à son chapeau. Les titres de l’album ont été enregistrés à Londres, dans deux lieux ouverts depuis quelques années et qui programment de nombreux concerts: « Hundred Years Gallery », une galerie d’art à Dalston Hackney (East) et « I’Klectic » à Lambeth, dans un espace jardin bio (Paradise Yard), qui accueille des habitations en bois et des ateliers (South). Ces lieux sont des incontournables, sans doute même plus que les fameux Café Oto ou même le Vortex. En effet, ils proposent une plus grande « bio-diversité » au niveau des artistes et des formes musicales présentés. Au Vortex, c’est principalement la série mensuelle Mopomoso de John Russell qui assure vraiment une programmation ouverte, y compris aux musiciens inconnus, dont la notoriété est proche de zéro. Qui a jamais entendu parler du guitariste finlandais Lauri Hyvärinen? Et, en tant qu’ improvisateur et initiateur de concerts, Daniel Thompson incarne très bien la génération trentenaire qui porte un vent de fraîcheur tout en s’inscrivant dans la continuité de ses prédécesseurs. Ce duo de six cordes entièrement acoustique met en exergue les sonorités qu’une guitare à cordes métalliques recèle, à conditions d’en explorer les secrets: spécificités mécaniques, harmoniques produites en stoppant la vibration de la corde, résonances inédites, intervalles dissonants ou extrêmes, configurations de doigtés et de touchers improbables, combinaisons de plusieurs de ces actions etc. Ceux-ci en se combinant dans le face-à-face eémulatife de ce duo occasionnent des trouvailles inouïes, même pour qui a entendu plusieurs concerts (solo) de Derek Bailey ou John Russell. On se rappellera ici la rencontre entre John Russell et Pascal Marzan, basée à la fois par sur un territoire commun, une complémentarité/contraste entre cordes métalliques et nylon guitare, guitares jazz acoustique et espagnole classique (« Translations », Emanem 5019). Chez Thompson et Hyvärinen, l’instrument est identique. Leurs langages sont étonnamment proches, au point qu’il est quasi impossible de les distinguer à l’écoute. Il en résulte paradoxalement une singulière extension des registres de la guitare traitée de cette manière. Les sons de l’un se combinant avec ceux de l’autre, de manière peu prévisible. Leurs flux respectifs se complètent, se dissocient, s’imbriquent, font le grand écart, se poursuivent et rebondissent, parfois sans que l’on puisse deviner quelle guitare ou lequel des deux guitaristes est à l’œuvre. Se crée l’impression que leurs trames respectives se réfléchissent dans un miroir déformant. Question sonorité (abrupte!) on pense au Derek Bailey acoustique, et, comme ce musicien nous a quitté il y dix ans, ceux qui veulent écouter ce son de guitare, voilà une occasion rêvée! Durant les deux longues improvisations, Hackney (26’) et Lambeth (32’), ce duo nous gratifie d’un panorama étonnant de congruences dynamiques, d’atmosphères résonnantes, d’arrachages de cordes démentielles, de moments sonores imprévisibles, d’introspection d’harmoniques, d’interactions fulgurantes. Point n’est besoin d’amplification, de pédales et d’effets pour métamorphoser la guitare! Voilà un album singulier qui ravira les amateurs du tout acoustique. « London » écrit un chapitre important de la saga acoustique initiée par Derek Bailey, John Russell, David Stackenäs et cie, cet univers peuplé de sons impossibles à trouver hors de cet élan organique de l’improvisation libre sans entrave! Qualité supérieure, donc, et un des meilleurs albums entendus ces dernières années.” / Jean-Michel Van Schouwburg, Jazzaround, 12 May 2016


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